GrosMatou's profileLe blog des chômeurs et ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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October 29 Près de 20 % de chômeurs et précaires !Une démonstration par l'exemple de la grande illusion des chiffres officiels. Reportage France 2. October 18 RSA : un faux bouclier anti-pauvretéUn calcul récent vient de démontrer que le nouveau dispositif destiné à "remettre la France au travail" s'avérait en fait bien moins avantageux que les protections actuelles contre la précarité. >>> voir le calcul sur le site du collectif RTO
En fait, de nombreuses prestations sociales vont disparaître avec le RSA... la liste n'est pas exhaustive :
Enfin, ces mesures - présentées comme un moteur de la croissance - vont ouvrir une nouvelle brêche dans la précarité, car les employeurs ne se priveront pas de multiplier les petits contrats à temps partiel, confortés dans ce choix par la bonne conscience du complément versé par l'Etat. Et il sera encore plus difficile de construire un véritable parcours personnel une fois tombé dans le piège cyclique emploi précaire >>> chômage >>> emploi précaire.
Martin Hirsch et ses collaborateurs n'ont peut-être pas compris que la problématique était d'ordre culturel et qualitatif. Travailler mieux pour vivre mieux, en dehors de toute imagerie prédéfinie du pauvre, de l'exclu, du laissé-pour-compte... Une personne subissant la précarité ne devrait pas se sentir honteuse, rejetée ou assistée, y compris par les meilleures mesures d'accompagnement. La solidarité ne passe plus seulement par de savants calculs de revenus, mais par la prise en compte des désirs, craintes, aspirations et vocations de chacun, dans une société où le droit à la différence (de choix, de parcours, de rythme, de modèle économique d'insertion, etc) devra figurer parmi les valeurs fondamentales. En ce sens, le RSA n'est qu'un bricolage de mesurettes de surcroît désavantageuses. Si le Grenelle de l'insertion veut conquérir le coeur des précaires, il doit d'abord proposer une alternative éthique et philosophique. October 16 Adieu ANPE, adieu ASSEDIC... voici le "Pôle Emploi"Outre que j'ai l'impression de présenter un nouvel espace dans une cafétéria d'entreprise ou dans un centre culturel rénové de province... il faut signaler à nos lecteurs chômeurs qu'ils ne se rendront plus désormais à l'ASSEDIC et à l'ANPE (les deux ayant fusionné), mais dans le POLE EMPLOI. Car c'est finalement le nom choisi pour ce nouvel organisme avalisé par l'Elysée, que révélait le Canard Enchaîné mercredi.
« L’accouplement de l'ANPE et de l'Unedic va donner naissance, le 16 octobre, au "Pôle emploi". C'est le nom choisi par Bercy (et l'Elysée) au bout de neuf mois de tergiversations », écrit l'hebdomadaire satirique, qui précise que ce nom avait déjà été proposé en juillet par l'agence spécialisée Nomen, mais refusé par Bercy. « Au final, le montant de la facture (consultants, graphistes, parasites, etc…) avoisine le demi-million d'euros. Toujours ça que les chômeurs n'auront pas... »
Comme toujours, les associations représentatives des chômeurs n'ont jamais été consultées, ni sur le titre, ni sur l'organisation, ni sur l'identité visuelle de cette nouvelle institution... Et elles ne seront pas intégrées à sa gestion. Aucune parité donc, dans un secteur où devait s'instaurer "le dialogue" et la "transparence". Quelle sera donc l'efficacité de ce qui avait été annoncé - avant la crise et la hausse spectaculaire du chômage qui devrait suivre - comme une révolution majeure dans la perspective du plein emploi ? Ce n'est peut-être pas l'agence marketing grassement rémunérée pour lancer ce Pôle emploi qui saura nous répondre. September 29 La crise est TOTALE
Les chiffres officiels du chômage sont publiés aujourd'hui, parallèlement à une «réunion de crise» qui se tiendra à Bercy avec «l’ensemble des services concernés par l’emploi»... Preuve que la crise financière internationale, le contexte difficile de l'intérim, des emplois précaires accumulés et des différentes illusions statistiques - entretenues depuis environ 2 ans - sont en train de revenir comme un boomerang dans un discours voulu lisse depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. On ne peut pas faire croire longtemps à l'ECONOMIE REELLE qu'un salarié travaillant quelques heures par semaine s'est extrait du chômage et de la précarité. Mais bon, ça fait plusieurs années que ce site tire la sonnette d'alarme... Mesdames et messieurs les spécialistes de la réformette, on vous avait prévenus ! September 28 Explosion du chômage en août : Sarkozy peut-il encore cacher les chiffres ?Cela faisait longtemps que certains experts manipulaient les chiffres du chômage par des radiations abusives, des décomptes de mini-temps partiels (1 heure par semaine) ou des entrées en stage. Or il semblerait que cette opacité laisse progressivement la place à davantage de transparence. Au moins dans le constat d'un échec ! "Je n’aime pas cacher la vérité, donc oui : les chiffres du chômage au mois d’août seront mauvais. On n’a pas encore le détail complet, la seule chose que je sais c’est qu’ils seront très mauvais, et beaucoup plus qu’avant. Cela veut dire entre 30.000 et 40.000 demandeurs d'emploi en plus" disait en substance Laurent Wauquiez, interrogé sur RMC. Il paraît même que la rumeur avait filtré juste avant que Nicolas Sarkozy ne monte à la tribune du Zénith de Toulon pour nous lire son discours de "politique économique". D'où sa petite phrase que certains ont saluée pour sa "lucidité" : «La crise économique et financière est en train de bouleverser le monde (...) et les Français doivent savoir qu’elle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat». Pour notre hyperprésident, qui n'a réussi à être ni «le président du pouvoir d’achat», ni à «aller chercher la croissance avec ses dents», l'objectif escompté d'un taux de chômage à 5% en 2012 semble tout aussi utopique malgré sa nouvelle loi sur les «droits et devoirs» des demandeurs d'emploi, la plus répressive jamais votée en France contre les victimes, justement, du «capitalisme dévoyé» qu'il s'est plu a dénoncer. September 24 "Offres raisonnables" d'emploi, de nouveaux boulets ?Voici les denières infos concernant le projet de loi sur les nouvelles obligation des demandeurs d'emploi, dont le décret d'application sera bientôt adopté. J'aurai le temps de revenir sur ces réformes et d'ouvrir un débat certainement mouvementé. Un décret d'application «relatif aux droits et devoirs des demandeurs d'emploi et au suivi de la recherche d'emploi», qui sera présenté aux partenaires sociaux mardi, précise les nouveaux critères de suivi du chômeur et les sanctions prévues en cas de non-respect. March 06 Chômage : attention aux chiffres - appel à témoins
(source : mariomandes.unblog.fr) Depuis l'annonce du Ministère de l'économie sur une baisse sans précédent des chiffres du chômage, avec "le taux le plus bas depuis 1983", notre rôle de blog citoyen est de nous interroger sur la réalité que recouvrent ces statistiques. Nous réalisons donc une enquête scientifique pour tenter de débusquer certaines manipulations.
Pendant ce temps, nous souhaitons recueilllir un maximum de témoignages sur le retour à l'emploi et les conditions actuelles du travail précaire. Nous avons besoin de vos commentaires. Soyez nombreux à nous répondre.
March 04 Les jeunes : une chair à patrons ? (3)suite de notre enquête à partir des statistiques du CEREQ
3. Les moins diplômés sont les moins épargnés Le constat est clinique : les débutants sur le marché n’ayant aucun diplôme (17% de la génération 2004) restent les plus sanctionnés. La réduction du chômage observée depuis trois ans ne règle pas le sort des quelque 190.000 jeunes qui quittent, chaque année, l'enseignement sans diplôme ni qualification. Pour s’en sortir, une seule solution : «Ils doivent faire jouer leur réseau dans 44% des cas contre seulement 21% chez les diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs et 28% chez les Bac +2», note Olivier Joseph, ingénieur d’étude au CEREQ. Les titulaires d’un CAP ou d’un BEP (17% également) ne sont pas vraiment à l’abri non plus. Pour eux, la situation s’est même dégradée entre le printemps 2004 et le printemps 2007. A contrario, ceux qui tirent bien leur épingle du jeu sont les Bac+2. A partir de ce seuil, «les salaires montent et les conditions d’emploi deviennent plus favorable», avec moins de temps partiels contraints et plus de CDI. Pour les Bac+5, la situation est mitigée : d’un côté, ils gagnent nettement mieux leur vie que la moyenne de leurs congénères ; de l’autre, ils mettent du temps à décrocher un poste. C’est le cas notamment des thésards. February 24 Les jeunes : une chair à patrons ? (2)2. Les enfants d’immigrés encore plus fragilisés C’est un peu le principe de la double peine : déjà pénalisés par la conjoncture économique maussade, les jeunes issus de l’immigration africaine sont de surcroît plombés par leurs origines. Ceux dont les parents sont nés au Maghreb, en Afrique noire ou en Turquie éprouvent ainsi encore plus de difficultés. «Quand ça va mal, ça va toujours plus mal pour ceux qui souffrent des préjugés raciaux», souligne Sebastian Roché. A preuve, 18% d’entre eux sont contraints de se replier sur l’intérim après trois années de vie active contre 7% pour le reste de la génération. D’une manière générale, «ce sont ceux que l’on appelle désormais les jeunes de banlieue», ajoute Sebastian Roché. En revanche, les fils ou filles de Portugais, Espagnols ou Italiens s’en sortent mieux. Et ce pour deux raisons au moins : primo, ils privilégient les filières techniques et professionnelles ; secundo, ils échappent aux préjugés sur leur couleur de peau ou leur ascendance. February 23 Les jeunes : une chair à patrons ?Quelques éléments pour mieux comprendre ce dossier sensible, suite à une étude récente du CEREQ (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) portant sur la génération en âge de travailler en 2004, appelée "génération 2004". Précarité, discriminations et pression sur les diplômés sont au rendez-vous.
1. Des jeunes de plus en plus précaires
La «génération 2004» peut certes se consoler d’être moins touchée par le chômage que son aînée, celle de 2001, mais au prix de davantage de sacrifices en termes d’acquis sociaux : aujourd’hui, trois ans après leur sortie du système scolaire et universitaire, les 737.000 jeunes répertoriés font partie de ce que certains sociologues nomment la «génération précaire» ou «génération galère» avec une avalanche de stages, de contrats "pro", de temps partiels subis et non choisis ou de CDD. Rarement des CDI. «Ils multiplient les sas, végètent parfois à l’Université où ils semblent en transit, et les plus déterminés espèrent toujours s’immiscer à l’usure», analyse Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et enseignant à Sciences-Po Grenoble. Le CEREQ parle du reste de «contexte économique très difficile». Cette génération opte davantage que la précédente pour un retour à la formation (7% contre 5%). En clair, les bacheliers, écœurés de ne pouvoir s’insérer, se résignent à retourner étudier et à préparer des concours ou bien à se former «sur le tas». 18% des bacheliers généraux décrochent un diplôme trois ans après s’être lancés dans la vie active. Seule consolation, toutefois, cette «dégradation des conditions d’emploi ne s’est pas accompagnée d’une baisse du niveau de rémunération», relève le CEREQ. Le salaire médian après trois années de vie active se monte ainsi à 1.300 € nets contre 1.220 € pour la génération 2001. Ce qui représente un petit coup de pouce de 1,6% une fois déduite l’inflation. Au final, cependant, 1 sur 10 environ est marginalisé - c’est-à-dire hors du marché - de manière prolongée. Et près d’un quart seulement peut aligner entre 6 et 18 mois de travail de façon continue. Au total, les «2004» connaissent un taux de chômage de 14,3% au bout de trois ans, et même de 32% pour ceux qui sont sortis du système avec au mieux le brevet des collèges. Demain, nous verrons de plus près la persistance des discriminations autant sociales que raciales. February 19 CAF : les contrôles musclés arriventCa y est ! La CNAF (Caisse Nationale d'Allocations Familiales) vient d'annoncer qu'elle durcira ses dispositifs anti fraudes cette année. Pour cela, le principal dispositif annoncé est le "RNB" (répertoire national des bénéficiaires), un registre qui se substitue aux fichiers individualisés des 123 CAF de France. Il permettra de répertorier tous les allocataires afin d'éviter les doublons et les inscriptions multiples, premières sources de tricherie. Bon... jusque là, les mesures semblent justifiées.
Là où le bas blesse, c'est au niveau du secret individuel de la personne (droit fondamental), car les CAF pourront accéder aux comptes des bénéficiaires d'allocations sociales : ainsi, EDF-GDF, les opérateurs de téléphonie, les employeurs ou les banques devront désormais fournir aux contrôleurs les informations demandées.
Mais le pire, c'est que pour motiver ses salariés, le futur accord d'intéressement qui doit bientôt être signé avec les partenaires sociaux de la CNAF intègrera "des critères d'évaluation de l'action contre la fraude"... valorisant les contrôleurs les plus "rentables". Du coup, le contrôle des prestations a de beaux jours devant lui et devient un secteur qui recrute. Mais attention à ne pas trop faire baisser le taux de chômage, pour que ces braves gens ne perdent pas leur emploi de petits flics du Social. Par comparaison, regardez la situation en Grande-Bretagne :
February 17 CamouflagesC’est incroyable! Le chômage ne cesse de reculer depuis août 2005 ! Les chiffres fondent, la statistique retrouve le sourire. L’INSEE claironne périodiquement la bonne nouvelle, les politiques concernés pérorent et nombre de médias se font l’écho de cette satisfaction sur un ton élogieux. Soit, mais qu’en est-il vraiment ? Nul besoin d’être statisticien pour deviner que les chiffres sont biaisés à la source, dans les fichiers expurgés de l’ANPE. Le filtre des « entrées et sorties » fonctionne de façon mécanique, absorbant pêle-mêle, embauches à plein temps, intérim, stages, rendez-vous manqués, absence au contrôle… Il restitue une image réductrice de la complexité du marché de l’emploi. On peut évidemment se contenter des traitements statistiques fournis sur cette base et conclure à la baisse du chômage. Mais on peut aussi vouloir comprendre ce que voilent ces ordres de grandeurs. On y découvrira alors, sans peine et sans surprise, une explosion de la précarité, du job rémunéré au lance-pierre, des contrats aidés, du travail morcelé sous le couperet du temps partiel imposé… de tout ce qui arrange le patronat en somme. A des années lumières d’une véritable politique de l’emploi, fondée sur la sécurisation des parcours professionnels et de l’incitation fiscale à l’embauche, il y a ce chômage camouflé avec la bénédiction du gouvernement. Et le gouvernement conclue toujours sur les mêmes arguments de satisfaction. Quand le pouvoir d'achat (acheter de quoi tenir jusqu'au lendemain) ne cesse de diminuer pour les plus démunis (je ne parle pas bien sûr de ceux qui manifestent, mais des "autres", les invisibles...)
February 04 Retour du blogJe le dis et le répète : ce blog n'a pas disparu. J'ai simplement pris quelques distances avec l'actualité du chômage ainsi qu'avec mes amis précaires. J'ai eu la chance de travailler dans un collège pendant un mois, mais la malchance d'avoir été viré par un inspecteur de l'Education Nationale d'un autre siècle. Ensuite, les galères de la recherche d'emploi ont repris. A croire que les dispositifs d'aide sociale sont conçus pour "piéger" leurs bénéficiaires un certain temps, afin de justifier leur existence et l'économie qu'ils représentent (fonctionnaires spécialisés, budgets, structures, investissements électoraux, etc.) Le Social ne serait-il qu'un grande machine dont l'exclusion et la précarité représenteraient la raison d'être, le socle et la clef de voûte ? Parfois, je me pose la question.
Je cherche en fait à éveiller vos consciences sur un certain nombre d'arnaques, de discours de circonstances et de représentations négatives de la précarité. Et en ce sens, j'espère que nous aurons l'occasion de débattre en faisant émerger nos propres points de vue sur la question. Ce blog est fondé sur la liberté de parole. Alors à vos com ! January 27 Manipulation politique des chiffres du chômageLes chiffres du chômage sont faux. Pour preuve les dernières statistiques de l'INSEE, qui ne seront publiées, campagne électorale oblige, qu'après les élections. Avec la plus grande discrétion, l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) vient de prendre une décision unique dans son histoire : la publication de ses chiffres du chômage est renvoyée au lendemain de la présidentielle. Tout commence, voilà deux semaines, par une tempête sans précédent dans les étages du siège de l’Insee, un grand immeuble en bordure du boulevard périphérique : les ordinateurs « sortent » des résultats calamiteux qui montrent que le chômage ne baisse pas. Contrairement aux déclarations triomphales de Villepin et aux statistiques publiées mensuellement par Borloo, le taux de chômage ne serait pas descendu à 8,7 % de la population active (niveau record depuis 2002) mais se stabiliserait à 9,2 %, soit le chiffre d’avril/mai dernier. Pas question d’avouer cet échec. La direction de notre Institut national précise, dans ce jargon qui fait le charme des vrais experts, qu’il faudra faire, avant de publier les chiffres, « le bilan des opérations programmées pour mesurer le comportement des non-répondants à l’enquête emploi ». Ce charabia est censé expliquer qu’il n’y a pas eu assez de réponses lors de cette dernière enquête. « Archifaux, s’insurge un dissident de l’Insee. Ce taux était pratiquement le même que celui que nous connaissons depuis des années. » Et de revenir sur la polémique lancée par Borloo à propos des nouveaux emplois créés en 2006. L’Insee évalue à 60 000 ces créations ; le ministre, lui, martèle que « ses » fameuses aides à la personne ont permis, à elles seules, de dégager plus de 200 000 postes. Ce même expert de l’Insee estime que le ministre charge un peu la barque : « Ce secteur des aides à la personne concerne essentiellement des postes à temps très partiel. Souvent, un salarié est employé par deux ou trois personnes. Dire que 200 000 contrats ont permis de créer 200 000 emplois, c’est se moquer du monde. » Il n'y a donc rien d'exact dans les derniers chiffres transmis par voie de presse. Non seulement le chômage n'a jamais baissé, mais en plus les nouveaux postes créés seraient uniquement des emplois précaires. De quoi féliciter notre fameux ministre de la cohésion sociale ! Pour de nouvelles révélations dans ce domaine, n'oubliez pas de consulter régulièrement ce blog. A bientôt amis précaires. Source : Canard Enchaîné, 24 janvier 2007. January 05 Droit au logement : la lutte continueJ'en ai personnellement fait l'expérience : trouver un logement quand on est bénéficiaire des minima sociaux est un parcours semé d'embuches, de retournements de situations et de profondes déceptions. Quand un propriétaire est prêt à signer un bail, ce sont les services sociaux qui tardent à lui répondre. Quand les services sociaux contactent un propriétaire, c'est ce dernier qui refuse de louer son logement à un RMIste. Et ainsi de suite... cela pouvant durer des années. Sans compter sur les logements OPAC qui sont distribués en priorité à des familles et dont le parc est actuellement saturé.
En fait, c'est l'image du "cas social" dangereux pour l'intégrité du logement et mauvais payeur qui fait peur. On demande alors toutes les garanties sous forme de caution solidaire aux parents. Et ainsi tourne le "cercle de la famille", pour ceux qui ont la chance de pouvoir l'utiliser. En effet, quand l'éventuel locataire n'a plus de parents ou quand ses parents sont trop pauvres commence la galère, l'errance et le logement provisoire en foyers.
En France, la situation reste alarmante. Les difficultés d'accès au logement des ménages modestes ou pauvres, notamment immigrés, s'accroissent :
- Les structures d'hébergement sont saturées, faute de solution de relogement à la sortie. - Les mesures pour écarter les sans abris des centres se banalisent : persistance des arrêtés anti-mendicité, pénalisation de la fraude aux transports en commun, renouvellement du mobilier urbain pour empêcher le stationnement prolongé, durcissement des services de sécurité. - Les sans abris décédés dans la rue sont en grand nombre : 100 en Ile de France, dont 60 à Paris chaque année selon les pompiers (pas de données nationales). - La précarité du logement se traduit par le développement de l'errance urbaine familiale, marquant un nouveau pallier : hébergements institutionnels temporaires type hôtels et foyers, hébergements privés précaires, squats, camping, installations irrégulières de caravanes, prémisses de bidonvilles. - Le nombre d'expulsions malgré les dispositions de la Loi de lutte contre les exclusions progresse. - Le saturnisme infantile est traité par des mesures palliatives et des travaux, alors que le relogement demeure la solution la plus efficace. - Les personnes vivant dans des logements insalubres peuvent désormais être expulsées sans relogement depuis l'adoption d'un amendement, un an après l'adoption de la Loi exclusion. Les situations d'insalubrité et de péril s'éternisent durant plusieurs années. - Le surpeuplement accentué, manifestation directe mais peu visible de la crise du logement, est massif, et négligé des politiques publiques. Aujourd'hui, 1,6 millions de personnes vivent dans des logements sans douche, WC ou les deux ; 1 million de personnes sont logées en situation de surpeuplement accentué ; 550 000 personnes, dont 50 000 enfants, vivent dans des hôtels, des meublés ou sous-locataires. On dénombre à Paris plus de 10000 sans abris.
(source : site web du DAL - Droit au Logement : http://www.globenet.org/dal/)
De quoi pointer du doigt les limites du modèle social d'intégration à la française, prônant une situation stable et décente pour l'ensemble des citoyens. Réfléchissez, messieurs les ministres, car les chiffres sont encore très loin de vos modèles théoriques !
Sur ce constat préoccupant, je souhaite à tous les précaires de trouver rapidement un toit pour les protéger du froid. A très bientôt les blogamis.
December 31 Les résolutions 2007 du chômeur ou du précaireIl est temps de prendre de bonne résolutions pour entamer cette année 2007. Après les effets d'annonce des chiffres du chômage et mon opposition à une politique gouvernementale enfermée dans l'illusion statistique, j'ai décidé :
1. de ne plus croire aux études optimistes émanant du ministère de l'Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement
2. de ne plus jamais accepter de contrat précaire, quel qu'il soit
3. de chercher en priorité un CDI à temps plein
4. de ne plus jamais me faire radier de la liste des demandeurs d'emplois >>> il est trop pénible de se réinscrire
5. d'analyser avec beaucoup plus de sens critique toutes les offres d'emploi transmises par l'ANPE
6. de ne plus laisser bloquer mes candidatures par les conseillers ANPE-chasseurs de têtes
7. d'éviter de faire des remplacements qui font des trous dans les cv
8. de manger à ma faim malgré mes faibles revenus
9. d'aller aux Restos du Coeur sans honte quand je n'aurai plus un radis
10. de continuer à écrire sur ce blog toutes mes mésaventures
Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite à tous un très bon réveillon, et tous mes voeux pour 2007 (oublions 2006 !). December 29 Le chômage baisse, la précarité augmente..."La gomme à effacer les chômeurs a pris un coup de vieux, à la suite d'un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris rendu le 6 octobre. Bon an mal an, en effet, près de 500 000 demandeurs d'emploi sont rayés des listes pour ne pas avoir répondu à une convocation de l'ANPE. Que ces convocations aient été affranchies au tarif normal par souci d'économie, expédiées à des adresses erronées ou encore en pleine période de vacances importe peu : le balai doit passer." (Le Canard Enchainé, n°4494, 13 décembre 2006)
C'est de cette manière que notre gouvernement fait baisser les chiffres du chômage. Chaque mois, on se félicite, à tort, d'une nouvelle baisse du nombre de DE, alors que les anciens chômeurs sont radiés des listes de l'ANPE ou décrochent un emploi précaire (contrats aidés, CNE, temps partiels, contrat impliquant des frais de route et de logement comme les contrats saisonniers, etc.).
"Pour expliquer la baisse du chômage dans une conjoncture assez médiocre, M. Borloo avance les effets de son plan de cohésion sociale : la relance de l'apprentissage, le dynamisme du contrat de professionnalisation (125 600 entrées depuis janvier), l'accompagnement des publics les plus éloignés de l'emploi avec, cette année, 80 000 nouveaux contrats initiative emploi (CIE), 107 000 contrats d'avenir, plus de 250 000 contrats d'accompagnement vers l'emploi (CAE) et 300 000 contrats d'insertion dans la vie sociale (Civis) pour les jeunes sortis du système scolaire sans diplôme"... souligne Claire Guélaud dans Le Monde du 29 décembre 2006.
Sur ce constat d'une précarité de plus en plus marquée, Jean-Louis Borloo se félicite d'un simple chiffre, celui des 40000 chômeurs en moins chaque année, ramenant le taux de chômage de 10,1 à 8,7%. Cette nouvelle manipulation statistique doit nous faire réfléchir à l'interprétation des chiffres, très fréquentes aux heures de grande audience que représentent les journaux télévisés.
"Enfin, contestant que l'actuelle amélioration du marché du travail puisse s'expliquer par une moindre augmentation du nombre des actifs, le ministre a cité une étude du département emploi de l'Insee, publiée en juillet et tablant sur une croissance de la population active "au même rythme que les années précédentes jusqu'en 2007". Mais en décembre, le département de la conjoncture du même institut prévoyait un ralentissement marqué de cette hausse dès 2006 (+ 29 000 actifs) et au premier semestre 2007 (+ 8 000). Seule certitude : à l'époque Jospin, la population active tendancielle augmentait de 130 000 à 150 000 personnes par an. Il fallait donc créer plus d'emplois pour entamer le chômage." (Claire Guélaud, art. cit.)
Ce qui signifie en clair que toutes les personnes sensées êtres les spécialistes incontestés des statistiques se perdent dans d'inifinies conjectures. A quand des chiffres prenant réellement en compte la notion de précarité dans l'emploi ?
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