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    November 04

    La crise... pour tous !

     
      
    The job
    envoyé par trescourt
    February 02

    La France qui se lève tôt

    Son message est clair : Sarkozy veut que la France se lève encore plus tôt et travaille encore plus tard. Pour le bénéfice des seuls actionnaires et pour le confort des chefs d'entreprises. Eternelle lutte des classes entre les intérêts des salariés et ceux du patronat. 
    Quand il se lève tôt, notre ministre de l'intérieur candidat, comme tous les vampires, c'est pour sucer le sang d'une main d'oeuvre exploitée plus longtemps dans la journée ! Pour lui proposer plus d'heures supplémentaires, bien moins payées que la norme officielle des 25 %, afin qu'elle travaille plus en gagnant moins. Il a d'ailleurs déclaré : "Quel est le problème avec les 35 h ? C'est que ça doit être un minimum, pas un maximum !". Textuel ! Il lui a fallu pour cela faire mine d'être filmé à Rungis dés 5 h du matin devant toutes les télévisions.
     
    C'est vrai qu'il n'existe presque pas de reportages dans le métro à 5 h 30 du matin, dans les premières rames, lorsque les premiers travailleurs attendent aux portes de Paris que s'ouvrent les grilles de leurs lieux de travail. Grande majorité d'immigrés du bâtiment gris de fatigue, de femmes de ménage, d'ouvriers spécialisés et de techniciens. Tous partent à l'aube dans le froid, pour des journées de 10 ou 12 parfois 14 h. Au-delà de la durée maxima du travail fixée à 10h  autorisée par le Code du travail.

    Car en France, il y a des centaines de millions d'heures de travail impayées, non comptabilisées, non majorées, que ces salariés ne peuvent refuser sous peine de perdre leur fragile emploi, l'épée de Damoclès de l'ANPE sur la nuque. Il y a même des cadres qui ont des forfaits-jour et dont on ne décompte plus les temps de trajets professionnels depuis la loi Borloo de janvier 2005. Il y a les vagues de ceux qui font 45 h, 50 h, parfois au-delà, comme dans la restauration, le transport, le bâtiment, le nettoyage, la vente, des services de toutes sortes. Ils travaillent déjà beaucoup trop et gagnent trop peu par rapport à leur engagement horaire.

    Et ils souffrent : lisez la page 3 du Monde daté du 2 février, sur « Le deuil au coeur de Renault » : trois suicides de salariés et une tentative sur le site de Guyancourt. Trop de pression au travail ! L'article de Christophe Desjours le démontre : la souffrance au travail s'accroît chaque jour, avec la pénibilité et les pressions multiples du patronat. Souffrance que le candidat Sarkozy, avec de faux sourires, veut accroître, si par malheur il gagne. Aux ouvriers, aux salariés, Sarkozy propose comme programme central : "la liberté de travailler plus pour gagner plus". 

    Aucun salarié de ce pays, Sarkozy le sait, n'a la "liberté" de travailler plus. C'est l'employeur - seul et unilatéralement - qui fixe la durée du travail à l'embauche dans le contrat. Tout salarié est "subordonné" juridiquement et économiquement... ce n'est donc pas lui qui décide. C'est l'employeur seul qui fixe des heures supplémentaires ou impose un temps partiel. Ainsi 60 % des 3,7 millions de salariés (85 % de femmes, 80 % de non qualifiés) subissent le temps partiel et sont des travailleurs pauvres, les employeurs ayant organisé, systématisé le temps partiel, « aidés » par les exonérations de cotisations sociales que l'état leur a données.

    Heureusement la loi Aubry de janvier 2000 impose une mensualisation à 151 h pour les « temps pleins » à partir de 35 h hebdomadaires, durée légale dont tous les salariés, sans exception, bénéficient depuis le 1er janvier 2002. La durée maxima du travail étant de 48 h hebdomadaires, il y a place pour 13 h supplémentaires chaque semaine.
    Mais les employeurs ont contourné fréquemment, sans être suffisamment sanctionnés, cette durée légale pour imposer des heures supplémentaires par centaines de millions, souvent sans les faire figurer au bulletin de paie, sans les majorer au taux légal, ni les cotiser aux caisses de Sécurité sociale.

    Sarkozy propose sans pudeur d'augmenter ce travail massif, déjà existant, souvent illégal (neuf plaintes sur 10 à l'inspection du travail) en proposant que ces heures supplémentaires ne soient plus majorées, plus cotisées, plus imposées. Tout à l'avantage des employeurs.
    Cela revient à l'obligation de "travailler plus pour gagner moins"

    D'ailleurs, c'est ce que Sarkozy a commencé à faire depuis qu'il est au pouvoir : il a repoussé du 1 janvier 2005 au 1 janvier 2008 la date où les heures supplémentaires qui n'étaient majorées que de 10 % entre 35 et 39 h dans les entreprises de moins de 20 salariés, allaient, comme prévu par la loi Aubry, être majorées de 25 %. C'est à cause de Sarkozy et Fillon, si, depuis le 1er janvier 2005, 4,8 millions de salariés n'ont pas bénéficié de cette petite augmentation de leurs heures supplémentaires !

    Quand Fillon et Sarkozy ont allongé le "contingent annuel autorisé" d'heures supplémentaires en le faisant passer de 130 h à 220 h, ils ont fait, du même coup, perdre des dizaines d'heures supplémentaires majorées de 100 % - le seuil est passé de la 131° heure à la 221° heure - à des centaines de milliers de salariés, obligés de travailler plus pour gagner moins.

    Avec le rachat des compte épargne temps (congés payés échangés contre argent) et les forfaits-jours, les heures supplémentaires non cotisées, non majorées, avec des contingents annuels allongés et des contrôles rendus impossibles (décret du 4 janvier 2007) avec le CNE sur toute la vie, le licenciement sans motif, avec le droit de grève limité et le droit syndical diminué, Sarkozy, c'est le vampire qui sourit aux ouvriers, les regarde dans les yeux fixement espérant mieux les tromper.

    Sarkozy, c'est "CNE puissance toute la vie". La fin du Code du travail.

    Mais ça ne va pas se passer comme cela : comme au printemps 2006 face au Cpe, salariés et jeunes sauront lui faire barrage. Dans les urnes cette fois. Bon courage à tous les précaires du travail peu rémunéré. Faites vous entendre en vous opposant à Sarkozy dans les urnes. Allez donc massivement voter contre lui. A très bientôt.
     
    Source principale de ce billet : liste de diffusion d'AC ! 
    October 05

    De rv en rv, le temps passe

    Tempête sur la Saône-et-Loire, mon département. Pluie chargée de Spleen et de pollution à Dijon, où j'ai réussi à raser les murs pour me fondre dans la masse, tel un vrai poète solitaire. Ce jours-ci sont devenus blasants car j'ai fait le tour de toutes les structures censées m'embaucher... en vain. Il n'y a plus beaucoup d'emplois en France.  
    Ce matin, je me lève avec la trouille au ventre et le Blues dans l'âme : un sentiment très intense mais incompréhensible pour les fonctionnaires en poste depuis plusieurs générations que je vois s'ennuyer derrière leurs bureaux parfaitement nettoyés par des femmes de ménage de chez ONET. Puis je rencontre une Coordinatrice de Parcours (CP) du PLIE (Plan Local d'Insertion par l'Emploi). J'avais rendez-vous à 10 heures et elle me reçoit sans retard.  
    Pas très en forme, la dame mélange ses crayons dans un pot et se trompe quand il s'agit de noter mes références ou bien mes objectifs professionnels sur un dossier. Je lui dis que je prépare un concours. Elle me répond en me proposant d'autres concours administratifs. Je ne peux pas être au four et au moulin, je ne suis pas une abeille qui rentre dans les bonnes cases, je n'ai pas non plus le don d'ubiquité. Ahhhhh, je me rends compte que Kafka existe toujours chez ces gens là. Le dispositif RMI est bien un piège qui se referme sur des proies faciles. Que dire de plus ? A bientôt amis chômeurs.
        
    September 25

    Appel d'AC !

    Bonjour à tous, je vous invite à manifester votre mécontentement et je soutiens le dernier appel d'AC ! (Agir ensemble contre le Chômage).

    "SAMEDI 7 OCTOBRE à 15h. À l’appel du COLLECTIF de SANS PAPIERS et de SOUTIEN aux SANS PAPIERS

    Rassemblement devant l’ASSEDIC et la MPT du quartier VERNEAU

    NOUS SOMMES TOUS DES EXPULSÉS

    EXPULSÉS DU TRAVAIL : Les entreprises, souvent les plus riches, licencient dans un souci de « gagner en productivité », la charge de travail devient encore plus écrasante pour ceux qui restent. En fait, le seul but de ces « gains de productivité » est d’augmenter la fortune des actionnaires qui parasitent le travail et jettent sans remords des ouvriers au chômage.

    Deux chiffres parlent d’eux-mêmes :

    - Profits prévus en 2006 pour les entreprises du CAC40 : 88 Milliards d’euros

    - SMIC brut mensuel : 1254,28 euros

    Les profits prévus pour cette année équivalent à 5 millions 800 000 salaires de smicards !!!"

    Sur ce, je crois qu'il n'y a plus rien à rajouter. Dormez quand même sur vos deux oreilles amis chômeurs.

    (Source : site web de AC ! > voir lien sur le blog)

    September 20

    Un matin comme tant d'autres

    Je me lève tôt, je regarde un peu mes bouquins... rien ne change ! La vie continue, avec rage et espoir de trouver à nouveau du boulot, de redevenir quelqu'un après un mois et demi sans emploi... Le chômage est une bête complexe qui trotte dans nos têtes, qui remue et nous modifie totalement. Est-ce un monstre ? Je n'irai peut-être pas jusque là, mais parfois j'en ai bien l'impression. A très bientôt. Votre serviteur.
    September 19

    Du boulot sans boulot

    Eh eh eh, je suis mal réveillé ce matin... J'ai du boulot à la maison (préparation d'un concours de professeur-documentaliste) sans avoir de boulot sur l'extérieur, au plan strictement professionnel. Alors j'erre un peu puis je me concentre sur mes lectures favorites (connaissance du système éducatif... que du bonheur !) et je fais des fiches, je prends des notes, je bricole un peu... Bref, je m'organise pour le réussir au mieux, ce p..... de concours. Vous vous demandez pourquoi je ne file plus aucune info sur le chômage ? Et bien la réponse est simple : je n'en reçois presque plus, hormis celles du collectif AC ! qui continue son petit bohomme de chemin en aidant les chômeurs au quotidien. Chers blogamis, à bientôt !
    September 14

    Les illusions nous emporteront

    Les illusions s'accumulent, les réponses n'arrivent pas à leur cheville, les recherches s'enlisent dans le "marais français" du monde du travail. Il n'y a pas de boulot pour vous, cher Monsieur... Voilà en substance ce que j'appelle la trouille du chômeur : cette sensation profonde de ne plus exister pour personne, ce deuil à petites goulées du Moi ! Oh, je n'ai pas à me plaindre. Je devrais avoir pris l'habitude de toutes ces lettres vides qui s'accumulent dans ma boîte aux lettres. Pourtant, le blues monte parfois... Comment être plus fort que cette pression sociale qui fait si mal au ventre, tous les matins, quand la "belle histoire" des autres continue comme si de rien n'était. Me voici un peu désespéré, malgré mon humeur caustique. Courage à tous les chômeurs qui croiseront ma galère !

    Les métiers de la Culture

    Tous les métiers de la Culture sont difficiles d'accès hors concours, disait très justement Enzyme. Pourtant, quand on se sent dans la peau d'un candidat modèle (parmi ceux qui travaillent en moyenne 10 heures par jour sur les problématiques fondamentales du concours), on a des chances d'arriver au bout, après un long voyage dans les livres. Il faut aimer se lever le matin et avancer, coûte que coûte. A bon entendeur, salut !
    September 10

    Ouverture de la chasse

    "Le petit gibier à poil et le grand gibier n'ont pas trop souffert de la météo capricieuse de ces derniers mois (...) pour le petit gibier à poil, c'est le lièvre qui se porte le mieux" (Journal de Saône et Loire, 7 septembre 2006)... Par contre, le "gros gibier" des chômeurs et tous les pedigree qui sont associés à ce statut, souffrent énormément de la chasse organisée par l'ANPE pour débusquer les feignants, les profiteurs du Système ou les "malades imaginaires". A ce stade de la conjoncture emploi, je crois que tous les moyens sont permis. On nous traque donc, avec de terribles chasseurs de têtes appelés conseillers, ou cadres opérationnels. Malheureusement, le résultat n'est pas franchement convainquant. Le volant du chômage reste stable, et nous stagflatons (nous ne progressons pas), puisqu'aucune évolution remarquable ne caractérise la situation des DE (sur)diplômés et des autres, vaste marais qui sert bien les intérêts du Néo-Capitalisme et du système de répression nommé poliment "contrôle". C'est toujours pareil : le Système ne se justifie que par notre présence active. Supprimez le chômage, et le chômage des personnes de l'ANPE augmentera, ce qui est inadmissible pour tous ces nantis ! Phénomène de vases communiquants. Enfin, on ne change pas le monde en un billet ! Allez-donc vous ballader tranquillement, potes de la blogosphère, chômeurs ou pas... Et bon dimanche.  
    September 06

    Nous ne sommes ni des fénéants, ni des abeilles

    Je me présenterai - la prochaine fois qu'on me convoque à l'ANPE - comme étudiant et poète, pour faire pâlir nos chers "cadres opérationnels"... histoire de voir si mon modèle de réussite sociale colle aux cases vides de leur classification ROME. En effet, le sentiment de ne "cadrer" avec aucun profil me poursuit ! Et à mon avis pour longtemps. Par exemple, en tant qu'animateur multimédias, je deviens un simple "animateur généraliste de loisirs", c'est-à dire de quoi animer deux trois Clubs Med dans l'année avec l'espoir de passer un jour, torse nu, dans le bulletin des amis véliplanchistes de la Grande Motte. M'enfin, comment nous définissent-ils ? Crions un peu au scandale... scandale !
    September 05

    Errances à la CAF

    Je fais peut-être partie des êtres chanceux : j'ai un numéro d'allocataire et je suis sensé toucher un RMI tous les 5 du mois, plus des allocations logement. Cependant, mes amis de la CAF me surveillent de très près, si bien que je ne peux même plus partir en vacances ou en week-end prolongé sans les prévenir au préalable ! De plus, mon RMI et mes allocs sont de plus en plus difficiles à obtenir : déclarations trimestrielles perdues dans un service en forme de pieuvre, passage obligatoire d'un contrôleur CAF chez moi pour vérifier l'exactitude de mon adresse, convocations de plus en plus fréquentes auprès de la CLIE (Commission Locale d'Insertion par l'Emploi)... bref, c'est un vrai casse-tête pour ceux qui ont eu le malheur de bénéficier du dispositif RMI, et pour moi, même en tant que professionnel du Social. Alors, braves gens perdus dans les méandres du système français, je n'ai plus qu'un mot pour vous : Persévérez ! A bientôt, et surtout dormez bien, car votre situation, même complexe, finira bien par s'éclaircir.
    September 03

    Les vendanges

    Que dire sur cette période de l'année qui mobilise beaucoup de chômeurs ? Certainement qu'il faut aller aux vendanges le coeur léger pour se changer les idées au milieu des vignes, faire une pause rémunérée (les tarifs pour la Bourgogne du Sud oscillent entre 9 et 10 euros de l'heure pour un coupeur, et 11 à 12 pour un porteur !), et passer un moment de convivialité avec des groupes de gens super sympas (remarquez ça dépend des domaines !). Bref les vendanges c'est bon pour le moral : ça prouve que nous ne sommes pas des fénéants et ça arrondit les fins de mois... Alors bonnes vendanges à ceux qui peuvent, bien sûr.